
HOMMES ET ABEILLES
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Une ruche se ferme après le coucher du soleil où le plus souvent pendant son coucher.
Dans la journée par temps sec les butineuses sont à l'extérieur de la ruche,
se sont les abeilles les plus agées.
Leur rôle est primordial pour l'approvisionnement en:
eau, nectar, propolis et pollen.
L'apiculteur doit donc attendre patiemment que ces ouvrières irremplaçables soient rentrées toutes au bercail.
Il est possible en agissant avec discernement de fermer une ruche en journée sous une pluie installée depuis
plusieures heures où si la température est inférieure à 14°c.
Il se peut que quelques dizaines de butineuses soient en vol et perdues à la fermeture, mais il faut garder
en mémoire qu'une
colonie en bonne santé, courant juin héberge
plus de 20 000 butineuses pour une Dadant 10 cadres.
RAPIDEMENT !, le fait de venir faire du bruit et des mouvements au trou d'envol, va mettre les gardiennes
au nombre d'une centaine en alerte et
bientôt en attaque pour repousser l'agression ressentie.
Vareuses et gants paraissent indispensables, l'enfumoir est quasi inutile. La rapidité de fermeture et le fait
de réussir du
premier coup est primordial.
En effet la moindre ouverture sera exploitée dans la seconde par les gardiennes pour jouer leur rôle, si vous
ratez votre coup et que trop d'abeilles sortent,
il est possible que deux à trois cents abeilles occupent la planche d'envol en moins de deux minutes.
Nouveauté intéressante pour fermer une ruche de jour : le collecteur d'abeilles.
Cet appareil simple, permet aux butineuses de rentrer à la ruche par un système ingénieux de clapets qui fonctionnent à sens unique et empêchent les abeilles de ressortir de la ruche.
Posé 90 minutes avant le déplacement, ce collecteur vous permet un déplacement facile en journée.
Métaxa, Grèce.
Oui, effectivement c'est l'usage, je m'explique :
Une colonie qui peuple une ruche élève du couvain dont la température de gestation est de 35°c,
cette chaleur est celle de tous les cadres de couvain.
( La dernière ruche que nous avons déplacée ( hier, sous un régime d'averses à 16 h30 ) sur 23 kilomêtres
possédait 8 cadres de couvain sur 10 cadres.)
Donc on peut considérer qu'il fait chaud dans la ruche. Très chaud pour un humain !
Le support de toute colonie est la cire, celle-ci fond à 60°C, se ramollit et se déforme en dessous.
Laisser la ruche ouverte permet donc une ventilation possible pour les abeilles pendant le voyage.
Transportées sur l'haridelle ou sur le plateau d'un véhicule, les ruches transhumées; dans ce cas de figure, uniquement
de nuit sont
rafraichies par l'air qui fouette leurs flancs.
La nuit et l'absence de leur point de repère qu'est le soleil, n'incite pas les abeilles à sortir et la fraicheur
est parfaite.
C'est le transport idéal car de surcroit le conducteur se trouve isolé des abeilles, dans sa cabine.
En cas de panne du véhicule,
l'immobilité ne posera pas de problème de chaleur, par contre le stationnement
ne doit pas être sous un lampadaire car les abeilles
peuvent sortir attirées par la lueur vive.
Si le jour se lève alors que les ruches sont sur le véhicule,
vous allez vivre un dur moment de solitude, en effet elles vont sortir
et si vous ne voulez pas abandonner vos butineuses, il faudra laisser tout le jour votre véhicule à la même
place. (!)
Donc tel le parapentiste prudent qui prend l'habitude de garder du coin de l'oeil plusieurs terrains
d'atterrissages possibles, pensez à repérer
un lieu de stockage à proximité, éloigné des commerces, des écoles et autres lieux publics,
aires d'autoroutes, juste au cas où...
Transport dans un fourgon tolé,
Très bien les passagères ailées sont isolées du conducteur, le transport ne peut s'effectuer que ruches ouvertes,
de nuit bien évidemment car la fournaise du soleil sur la tôle serait meurtrière.
Sylvie, apicultrice nous relatait qu'une ruche transportée fermée de nuit était morte, cuite dans son miel
et sa cire !
Le chargement s'effectue donc juste avant l'obscurité avec vareuses et enfumoir.
Ces transports ci-dessus décris sont adaptés au long parcours, mais souvent les déplacements
se font sur de courtes distances et avec deux où trois ruches seulement
Oui, c'est régulièrement effectué par les apiculteurs, qui a ce jour 18/06/2010 doivent faire une déclaration
de transhumance lorsque les limites d'un département sont franchies.
En voiture style fourgonnette avec cloison de séparation cela rejoint les transports en camion.
En voiture style 5 portes et break vitré,
nous retrouvons l'inconvénient que le conducteur et son éventuels passager
ne soient pas isolés des abeilles.
Le mieux est donc de fermer la ruche avec la grille de trou d'envol baissée et retournée, sinon avec une bande de mousse
d'ameubleument.
Par prudence il est vivement conseillé de baisser les vitres arrières pour rafraichir la ruche au maximum.
Il faut déplacer de nuit au maximum
Anecdote
Un apiculteur circulait ainsi avec des ruches dans son véhicule, quelques dizaines d'abeilles étaient
à l'extérieur des ruches, enfermées dans le véhicule mais aucun problème puisqu'il est vrai que les avettes
séparées de leur reine sous un peu désorientées et ne cherchent pas à piquer.
MAIS, la route empruntée menait à l'Alpe d'Huez, cette route de montagne aux 21 épingles fut épique
pour notre collègue.
Les abeilles saisies par la force centrifuge du véhicule dans les virages, passaient de la
vitre droite à la gauche et inversement à chaque virage soutenu !
Bien sûr, la solution c'est d'accélérer pour que le petit jeu se déroule vers la lunette arrière plus que vers le parebrise
mais il ne faut plus freiner, sinon....
Une solution consiste à positionner une moustiquaire appuyée aux dossiers des sièges avant et
coincée par les portières arrières.
Donc, en conclusion fermez bien vos ruches, bouchez les interstices et virez du bord les abeilles non
prisonnières de la ruche, votre sécurité et celle des autres usagers restent prioritaires.
La plupart des groupements d'achat effectuent des commandes groupées d'essaims auprès de professionnels.
La livraison est souvent tardive et la race incertaine.
Le niveau de prix oscille entre 70 et 100 € pour une reine de l'année, pas toujours marquée et une population tenant sur cinq cadres Dadant.
Cette année sur Grenoble, la déception quant à la qualité des essaims semble importante.Souvent ces colonies viennent de l'extérieur de l'Europe, d'Amérique du sud en particulier et ne sont pas adaptées à notre climat.
Vous trouverez la liste des groupements d'achat sur notre site en page :Liste
Les professionnels vendent bien sûr des colonies, ils sont plus dur à trouver.
Les particuliers passent régulièrement des annonces sur différents sites d'annonces gratuites, la réussite est souvent rapide.
Il est consternant par contre, pour un apiculteur sérieux même amateur de voir que la plupart des acheteurs sont régulièrement sans formation apicole et ignares en matière d'entretien d'une ruche.
Plusieurs de nos connaissances ont même refusé de vendre les colonies prévues, par peur de les voir mourrir à court terme !
Donc, n'achetez pas une ruche sur un coup de tête, ou par effet de mode du style Apimondia.
Avoir des abeilles est une responsabilité qui sous-entend un réel engagement en terme de disponibilité.
La récolte varie évidemment entre le nord et le sud de la France, donc pour un pays de faible altitude la floraison est généralement finie à la fin juin.
Laisser les hausses après cette date amène les abeilles à stocker du miellat dans les hausses et à rendre le miel parfois inextractable, tellement il sêche vite.
En conséquence il vaut mieux anticiper et avoir moins de miel mais un miel plus fleuri et plus fin.
En montagne la récolte se fait plus ou moins avec un décalage de 15 jours tous les 750 m d'altitude.
Mi août marque malgré tout la limite ultime de récolte en haute altitude, la neige peut survenir très rapidement après cette date.
C'est un résidu sucré élaboré par certains pucerons à partir de la sève des végétaux, les abeilles attirées par le fort taux de sucre, récoltent le miellat et le stockent dans les alvéoles comme du nectar.
Le taux d'eau est plus bas dès le début d'ou un miel plus visqueux et sombre tels le miel de sapin, de chène ou de chataîgnier...
Les pucerons qui sécrètent le miellat ne résistent pas au gel et par exemple pour espérer une récolte du roi des miel : le sapin,
il faut trois semaines d'affilée de températures toujours positives, ce qui est rare même en moyenne montagne.
Oui,
le moment est propice car la ruche après retrait des hausses se retrouve quelque peu surpeuplée, surtout par grosse chaleur.
Les reines ont tendance à diminuer leur ponte une fois le printemps fini, aussi une diminution du nombre de cadres de couvain apparait-elle. Votre ruchette peut ne recevoir que deux cadres de couvain dont un non operculé (oeufs de moins de trois jours), il n'y a pas à s'inquiéter la future reine intensifiera sa ponte dès l'automne pour avoir une nombreuse population d'abeilles d'hiver.
Charge à vous de placer un ou deux cadres de nourriture prélevés dans la colonie souche, puis de nourrir au sirop à l'automne.
Matériel utile, brosse à abeille si possible en crin de cheval, lève-cadre, vareuse, enfumoir et
une hausse vide munie de capots inférieurs et supérieur que l'on pose à coté de la ruche à récolter.
L'horaire oscille entre 11 h et 16 h, en sachant que les abeilles sont souvent moins agressives en fin de matinée qu'en fin d'après-midi.
Cette vidéo est explicite